Transcriptions de l'écriture de Michel LENTZ sur les objets 1 et 2

I N° 1 I N° 2 I I voir inventaire I voir image I               

A Monsieur J. Jollivet,
                  souvenir d’amitié et d’affection
                                       de la part de l’auteur
                                                       M. Lentz

                  Notre Patrie.

     (Dédié a l’Union des chanteurs Luxembourgeois).

                             1

  Là où l’Alzette baigne les prairies,
Où la Sûre gronde à travers les rochers;
Là où la vigne fleurit sur les rives de la Moselle,

Et où le ciel nous fait notre vin;
Là est le Pays pour lequel
Nous exposerions tout dans ce monde,
Notre Patrie que tous nous portons
Si profondément dans nos coeurs.

                             2

  Dans sa sombre couronne de forêts
La paix veille sur elle
Et sans faste et sans pompe éclatante
Elle nous montre son gai sourire;
Son peuple heureux peut se dire,
Et ce ne sont de vains rêves:
"Comme il est doux d’y vivre,
"Comme on y est bien chez soi!

                             3

  Des chants, des chants sur les montagnes, dans les vallées
À cette heure qui nous a vu naître!
L’amour a mis un écho fidèle
Dans toutes les poitrines;
Aucune mélodie n’est trop belle pour la patrie
Chaque mot qui nous en parle
Nous saisit l’âme comme un chant du Ciel,
Et allume son feu dans les yeux.


                        4.

  O toi là haut dont la main
Guide les nations dans ce monde,
Préserve le Pays de Luxembourg
Du joug de l’étranger et du malheur!
Enfants encore, tu nous a donné
À tous cet amour de l’indépendance,
Laisse reluire toujours le soleil de la liberté
Qui nous éclaire depuis si longtemps!

Luxembg, le 8 Juni 1871.


                                       
M. Lentz


I N° 1 I N° 2 I voir inventaire I voir image I

A Monsieur J. Jollivet.
Souvenir d’amitité et d’affection
          de la part de l’auteur

                                      Mel Lentz


                     Les Luxembourgeois.
                 Souvenir du 4 Octobre 1859.
                      
(Dédié à mon pays).

                                          1

 Le char de feu est prèt, son sifflet remue les airs,
Et il s’élance en grondant sur la voie de fer,
Et fier il va montrer à nos voisins
Que nous aussi nous avons trouvé le chemin
Vers l’éternelle et grande alliance des peuples:
    Venez de France, de Belgique et de Prusse,
    Nous voulons vous montrer notre patrie:
    Demandez de toutes parts
    Combien nous sommes contents.

                                    2

 Nous sommes bien attachés à notre sol,
Tous les coeurs brulent d’amour pour la patrie;
Si nous ne comptons pas par Millions,
Vous nous donnerez à choisir dans le monde entier,
Nous crierons tous comme d’une seule voix:
Le soleil n’éclaire pas de meilleur pays!
    Venez de France etc.

                                   3.

 La nature nous sourit partout:
Elle pare les montagnes et les vallées
De rochers aux formes gigantesques,
Et répand ses fleurs à travers les jardins et les près:
Pas un petit coin de terre où le brin et la branche
Ne parlent de l’activité de fer:
    Venez de France etc.


                        4

 Et le peuple dans ma patrie,
Il a pour tous le coeur sur la main;
Sa liberté lui fait briller les yeux,
Et sa probité fait résonner sa parole;
Sa lanque avec ses sons étranges
C’est la cordialité qui lui donne des charmes:
    Venez de France etc

                         5.

 Nous n’avons pas à supporter de lourdes charges
Pour faire marcher le char de l’Etat;
Les contributions ne viennet pas nous écraser,
Aucune contrainte n’étouffe notre esprit de liberté;
Nous faisons notre ménage avec économie,
Ni le bourgeois, ni le paysan n’élèvent une plainte:
    Venez de France etc.

                          6.

 Et quand vous aurez reconnu la valeur
De ce petit Pays de Luxembourg,
Et que vous rentrerez dans vos foyers,
Vous pourrez dire dans votre patrie:
"Ce n’est pas toujours la gandeur qui signifie le bonheur,
"Car dans ce pays là le peuple est heureux!
    Venez de France, de Belgique et de Prusse,
    Nous pouvons vous montrer notre Patrie,
    Demandez de toutes parts:
    "Nous voulons rester ce que nous sommes."

   Luxembg le 8 Juin 1871.

                                              Mel: Lentz


le fonds se trouve au Centre national de littérature à Mersch
où il peut être consulté sur place